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L’évolution de la notoriété de la Presse et de son positionnement dans le paysage médiatique français

Issu d’un historique sur le média « Presse » en trois parties, demandé en culture de la communication. Celle-ci en est la deuxième et résume son histoire sur le vingtième siècle en terminant brièvement sur sa problématique actuelle.

En plein essor au début du XXe siècle, la presse française comptait plus de 600 titres de quotidiens, dont presque une centaine pour la seule ville de Paris. Elle est la plus influente du monde avec un taux de pénétration de 244/1000. Dès 1915, le premier journal engagé contre la propagande et la censure est créé: Le Canard Enchaîné.

A la sortie de la première guerre mondiale, plusieurs des plus grands titres voient leurs ventes baisser, pour trois raisons: la baisse de leur crédibilité suite à la censure, la flambée du prix du papier (de 1917 à 1920, le prix quadruple, de 5 à 20 centimes) et la montée de la radio.

Les années d’entre-deux-guerres marquent malgré tout un fort essor de la presse écrite: l’établissement de la notion de déontologie du journalisme, l’apparition de la publicité dès 1927 (où elle couvrait 30% de l’espace) afin de couvrir les frais de port et en 1935 la création de statut de “journaliste professionnel”.

L’arrivée de la seconde guerre mondiale apporte aussi les années les plus noires de la presse française, avec tout particulièrement la censure. Tout cela déboucha presque mécaniquement à une explosion d’une nouvelle forme d’organisation du journalisme à la libération. Tout d’abord il y a eu la montée des magazines et de la PQR, la distribution organisée sur une base de coopérative par les NMPP, la couverture internationale de l’AFP.

Dès 1968, les quotidiens diversifient les sujets qu’ils traitent. L’expansion des autres médias dont la télévision ralentis la presse, mais marque son basculement du socle de la politique vers la montée des informations culturelles ou sportives. Le premier choc pétrolier de 1973 pousse la presse française à revoir son modèle économique. Quoi qu’il en soit, entre 1956 et 1995, la consommation de papier journal par la presse est passée de 475600 tonnes à 715000 tonnes.

Au XXIè siècle, la presse est finalement une institution ancienne, déjà ancrée dans le paysage français et fortement réglementée avec de nombreuses lois (par ex Bichet, assurant une liberté certaine quant à la distribution ou la loi Cressard sur le statut de journaliste professionnel et les indemnités de licenciement). Depuis 2002 se répand une nouvelle forme de diffusion qui bouscule les normes: la presse gratuite.

Aujourd’hui, la presse est menacée par la généralisation d’internet, bien qu’elle ai réussi à s’intégrer sur cette nouvelle forme de communication: La quasi-intégralité des titres traditionnels ont aujourd’hui leur site internet constamment alimenté, seul leur format diffère. Les plus gros sites (Le Monde, Le Figaro) proposent des articles gratuits et d’autres par abonnement, quand ceux plus spécialisés (Les Echos, Libération) poussent le modèle du tout payant.

Les conditions de travail se sont fortement dégradées ces dernières années, particulièrement pour des raisons économiques et de course contre la montre, découlants de la prise de pouvoir sur la majorité des titres par une poignée d’industriels.

On différencie les catégories de publication en fonction de leur rythme, leur contenu et leur nature par “famille de presse” (information, divertissement, publication scientifique…).

 

Sources: Wikipedia, L’Express, L’Humanité, 20Minutes et Pierre-Louis Albert aux collections « Que sais-je? »

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